# Damiki Stinger : le stick worm annelé qui roule sur lui-même

> Corps profondément annelé, gomme très souple et pointe de queue qui vibre : les quatre tailles du Stinger, les montages wacky et neko, et ce que le fabricant ne dit pas.

- Source : https://carnafish.com/leurres/damiki-stinger-soft-stick-worm/
- Langue : fr-FR
- Mis à jour : 2026-10-02

## Fiche technique

- Marque : Damiki
- Modèle : Stinger
- Famille : Stick worm souple annelé
- Espèces ciblées : Black-bass, Perche
- Taille : 7,6 / 10,2 / 14 et 15,2 cm (3, 4, 5,5 et 6 pouces)
- Poids : non communiqué par le fabricant, aucun poids à l'unité dans le tableau de cotes
- Profondeur de nage : toute la colonne selon le montage et le plombage ajouté
- Vitesse de récupération : très lente, c'est la condition pour que le roulis s'exprime
- Action : roulis latéral du corps et vibration continue de la pointe de queue effilée
- Montage : wacky sur anneau de maintien, neko rig avec plomb clou, texan weedless ou drop shot
- Coloris : brun pailleté sur fond rocheux, green pumpkin en eau claire, noir en eau teintée

Il y a des journées où le poisson ne refuse pas le leurre, il refuse le déplacement. Tu vois les suivis, tu sens les coups de nez, et rien ne se conclut. Ce n'est pas une question de taille ni de couleur : c'est que ton leurre va quelque part. Un stick worm posé qui se contente de rouler sur place, sans jamais avoir l'air de fuir, règle ce problème plus souvent qu'un changement de boîte entière. Le Damiki Stinger appartient à cette famille, avec deux détails de forme qui le distinguent.

## Un corps annelé, et une pointe de queue qui ne ressemble à rien d'autre

Sur la photo, deux choses sautent aux yeux. D'abord l'annelage : des rainures profondes et serrées sur toute la longueur, bien plus marquées que sur un stick worm lisse classique. Ensuite l'arrière, qui ne se termine pas en bout rond mais en **pointe d'aiguille** très effilée, presque fragile.

Ces deux détails font le même travail, à deux échelles. L'annelage casse la surface du leurre : il retient des micro-bulles d'air au moment du poser, accroche davantage l'eau au moindre déplacement et augmente la résistance latérale, ce qui amplifie le roulis. La pointe de queue, elle, est assez fine pour entrer en vibration sous un flux d'eau minuscule — un simple tremblement du scion suffit à la faire travailler alors que le corps n'a pas encore bougé.

Damiki annonce par ailleurs une gomme « super souple ». C'est cohérent avec cette logique : plus la matière est molle, plus la pointe vibre pour peu d'énergie. La contrepartie est connue de tous ceux qui pêchent des gommes tendres — ça s'abîme vite, et on y revient plus bas.

## Le roulis latéral, et pourquoi il impose la lenteur

Le fabricant décrit une action de roulis d'un côté à l'autre, destinée aux présentations finesse lentes. Ce n'est pas une formule creuse : un stick worm qui roule le fait pendant la chute et pendant les micro-déplacements, pas pendant une récupération. Dès que tu ramènes franchement, le corps se stabilise et le leurre devient un bout de gomme qui traverse la zone.

La bonne vitesse est donc proche de zéro. Tu lances, tu laisses tomber bannière contrôlée, tu donnes une impulsion de dix centimètres, tu attends. L'essentiel du travail se fait pendant la chute et pendant la stabilisation qui suit l'impulsion. C'est la même philosophie qu'un [Yamamoto Senko 4](https://carnafish.com/leurres/yamamoto-senko-4/), mais avec une signature différente : le Senko tangue avec tout son volume, le Stinger roule et fait vibrer son extrémité.

> Le vrai test, avec un worm de ce type, se fait au bord : jette-le dans un mètre d'eau claire et regarde-le tomber sans rien faire. Si tu vois la pointe frémir alors que tu n'as pas touché la canne, le montage est bon. Si la pointe reste raide, c'est que ton hameçon est trop lourd ou ton fil trop épais.

## Quatre tailles, et une différence de conditionnement qui en dit long

Damiki donne quatre longueurs : 3 pouces (environ 7,6 cm, dix pièces), 4 pouces (10,2 cm, douze pièces), 5,5 pouces (14 cm, dix pièces) et 6 pouces (15,2 cm, cinq pièces). Le nombre de pièces décroît avec la taille, ce qui est habituel, mais le saut est net sur le 6 pouces : cinq unités seulement.

Pour le **black-bass**, le 4 pouces est le format de référence en wacky, et le 5,5 pouces celui qu'on sort quand on veut plus de volume et une chute plus longue. Pour la **perche** en Europe, le 3 pouces est le seul vraiment pertinent, monté sur un hameçon fin de fer en drop shot ou en wacky allégé.

Ce que le tableau ne donne pas, c'est le poids à l'unité et la densité. Ni « Floating » ni « Sinking » n'apparaissent dans la fiche technique du fabricant. Autrement dit : on ne peut pas t'annoncer une vitesse de chute, et on ne va pas l'inventer. En pratique, tu la régleras de toute façon par le montage — hameçon, anneau, plomb clou éventuel — bien plus que par la densité de la gomme.

## Les montages qui exploitent la forme

### Wacky sur anneau

C'est le montage que Damiki met en avant, puisqu'il mentionne les outils de pose d'anneaux dans sa propre page produit. Hameçon piqué sous un anneau en caoutchouc posé au milieu du corps : les deux moitiés du worm battent indépendamment à la chute, et la pointe de queue vibre en prime. L'anneau n'est pas un gadget sur une gomme aussi souple — sans lui, le leurre se déchire en quelques lancers.

### Neko rig

Un plomb clou dans le bout arrondi transforme la chute horizontale en descente tête en bas, pointe vers le haut, exactement comme sur le [Daiwa Yamamoto Neko Fat Worm](https://carnafish.com/leurres/daiwa-yamamoto-neko-fat-worm/). La pointe fine du Stinger joue alors le rôle d'antenne vibrante au-dessus du fond. Si tu découvres ce montage, la fiche du [neko rig](https://carnafish.com/leurres/montage-neko-rig/) détaille les poids et le placement de l'hameçon.

### Texan weedless et drop shot

Le profil allongé passe bien en texan weedless pour aller chercher sous les branches et dans la végétation clairsemée. En drop shot, pique-le par le nez et laisse le courant ou un simple tremblement de scion animer la pointe : c'est le montage qui exploite le mieux la vibration de queue sans aucune dépense d'énergie.

### L'erreur à éviter

Ferrer comme sur un leurre dur. La gomme est très souple, l'hameçon la traverse facilement, mais un ferrage brutal arrache le worm à chaque fois. Un ferrage par traction progressive, en accompagnant avec le moulinet, suffit largement et double la durée de vie du leurre. Et garde en tête que sur une gomme tendre, le remplacement fait partie du coût de la pêche : c'est le prix de la vibration.

## Couleurs selon le fond et l'eau

- **Fond rocheux, écrevisses** : le brun translucide pailleté de la photo, qui se confond avec le substrat et renvoie juste assez d'éclat pour être repéré de près.
- **Eau claire, poisson pressuré** : green pumpkin, la valeur sûre dès que le poisson a le temps d'examiner.
- **Eau teintée ou faible luminosité** : noir, pour une silhouette franche. Sur un leurre qu'on pêche lentement et de près, la découpe compte plus que la nuance.

## Un leurre de finesse, avec ce que ça implique

Le Stinger n'est pas un leurre de prospection. Il ne couvre pas de terrain, il ne fait pas de bruit, il ne se pêche pas vite. C'est un outil de deuxième passage : tu as identifié un poste, tu sais qu'il y a du poisson, les leurres mobiles n'ont rien donné, et tu reviens poser quelque chose qui ne fuit pas. Dans ce rôle précis, un stick worm annelé et très souple fait un travail que peu de leurres font.

Encore faut-il savoir où le poser. C'est exactement ce que facilite [CarnaFish](https://carnafish.com/) : une photo du spot, et l'IA propose la zone, la profondeur et le type de présentation adaptés aux conditions du jour. Pour les bases du matériel finesse et la lecture des postes, notre [guide pour débuter la pêche du black-bass](https://carnafish.com/blog/peche-black-bass-debutant/) reprend tout depuis le début.

## Ce qu'il faut retenir

- Deux signatures distinctes : l'annelage profond qui amplifie le roulis, et la pointe de queue effilée qui vibre pour presque rien.
- Quatre tailles de 7,6 à 15,2 cm, avec des conditionnements de cinq à douze pièces selon la longueur.
- Ni poids à l'unité ni classe de flottabilité dans le tableau du fabricant : la vitesse de chute se règle par le montage.
- Gomme très souple : anneau de maintien obligatoire en wacky, et ferrage en traction progressive.

## FAQ

### Quelle taille de Stinger choisir ?
Le 4 pouces en wacky pour le black-bass, le 5,5 pouces quand tu veux plus de volume et une chute plus longue, le 3 pouces pour la perche ou l'eau très claire. Le 6 pouces reste un format spécifique, vendu par cinq seulement.

### Le Stinger coule-t-il ou flotte-t-il ?
Le fabricant ne donne ni poids à l'unité ni classe de flottabilité dans son tableau de cotes, donc impossible de te l'affirmer. Dans la pratique, c'est le montage — hameçon, anneau, plomb clou éventuel — qui détermine ta vitesse de chute.

### Pourquoi la queue se termine-t-elle en pointe ?
Parce qu'une extrémité très fine entre en vibration sous un flux d'eau minimal. C'est ce qui permet au leurre de produire un signal même immobile, quand un simple frémissement du scion suffit à l'animer.

### Faut-il un anneau de maintien pour le montage wacky ?
Oui, et ce n'est pas optionnel sur une gomme aussi souple. Sans anneau, l'hameçon ovalise le trou en quelques lancers et le worm finit par partir. Avec, le même leurre encaisse plusieurs poissons.

### Le Stinger convient-il à la perche ?
Oui, en Europe la taille 3 pouces fonctionne bien sur la perche, en drop shot ou en wacky allégé, sur les mêmes postes rocheux où l'on pêche le black-bass. Les touches sont très discrètes et se lisent souvent sur la bannière plutôt que dans la canne.

### Combien de temps tient un Stinger ?
Moins longtemps qu'une gomme classique, c'est la contrepartie de la souplesse qui fait vibrer la pointe. Un anneau de maintien et un ferrage en traction plutôt qu'en coup sec allongent sensiblement sa durée de vie.

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