Accueil › Leurres › Black-bass › Imakatsu Bebikira : le wakebait finesse de 7 cm à lame ventrale
Black-bass

Imakatsu Bebikira : le wakebait finesse de 7 cm à lame ventrale

18 septembre 2026·9 min de lecture
Imakatsu Bebikira Wakebait, corps rigide articulé en une section, dos olive rayé et flancs nacrés translucides, gros œil 3D doré, petite bavette transparente sous le nez, longue queue souple blanche fourchue à nageoire ventrale, lame ovale argentée suspendue sous le ventre par un anneau brisé, hameçon double sous l'arrière, support ventral avant resté nu sur la photo
Le Bebikira en finition gardon translucide : lame underspin sous le ventre et queue souple blanche prolongeant le corps rigide.
MarqueImakatsu
ModèleBebikira Wakebait
FamilleWakebait articulé à queue souple
Espèces cibléesBlack-bass, Perche
Taille7 cm (70 mm annoncés par Imakatsu)
Poids3,9 g
Profondeur de nagejuste sous la surface, flottant au repos
Vitesse de récupérationde la récupération très lente au linéaire rapide, les deux fonctionnent
Actionondulation articulée relayée par une queue souple qui danse juste sous la surface, nage stabilisée par une lame ventrale
Montage conseilléensemble finesse ou BFS, tresse fine et fluorocarbone, hameçon double et triple d'origine sous le ventre
Couleurs qui marchentgardon naturel translucide en eau claire, dos sombre uni par faible lumière, ventre clair contrasté en eau teintée

Pas envie de tester à l’aveugle ? Photographie ton spot, CarnaFish croise les conditions et te guide.

Il y a des journées où le poisson monte voir et redescend sans toucher. Tu vois le sillage s'approcher derrière le leurre, l'eau se bomber, puis plus rien. Dans neuf cas sur dix, le problème n'est pas la zone ni la vitesse : c'est le volume. Un wakebait classique de 11 ou 12 cm fait monter le poisson, mais il lui laisse aussi tout le temps de compter les hameçons. Le Bebikira répond à ça par une réduction brutale du gabarit — 7 cm, 3,9 g — tout en gardant le signal de surface qui fait monter.

Sept centimètres, moins de quatre grammes

Le tableau d'Imakatsu est bref et sans ambiguïté : 70 mm, 3,9 g, flottant. Ces trois chiffres définissent à eux seuls la façon dont ce leurre se pêche. Un corps de 7 cm qui ne pèse que 3,9 g, lame métallique comprise, c'est très peu pour un leurre dur articulé — on est franchement dans le domaine du BFS ou d'un spinning finesse bien réglé, pas dans celui d'un casting ordinaire. Si ton ensemble ne charge pas sous 5 g, tu passeras la journée à envoyer le leurre à quinze mètres au lieu de trente.

La mention flottant a elle aussi une conséquence directe : à l'arrêt, le Bebikira remonte et se tient en surface. Tu peux donc interrompre la récupération aussi longtemps que tu veux sans perdre le leurre dans la couche d'eau, puis relancer la nage d'un simple tour de manivelle. C'est exactement ce qui manque à un wakebait coulant, et c'est ce qui rend la pause utilisable sur un poisson qui suit.

Articulé devant, souple derrière

La construction mérite qu'on s'y arrête, parce qu'elle n'est pas si courante. Le Bebikira est un corps dur articulé une seule fois, qui se termine par une queue en plastique souple. Deux matériaux, deux fonctions. La partie rigide porte le nez, la bavette et l'œil 3D, et c'est elle qui impose la trajectoire. L'articulation unique autorise un mouvement latéral franc sans transformer le leurre en glide bait : il ondule, il ne glisse pas d'un bord à l'autre.

La queue souple fait le reste du travail. Elle vibre à des vitesses où une queue rigide resterait morte, et surtout elle continue de bouger pendant la décélération, quand le corps lui-même commence à se stabiliser. C'est ce décalage qui donne au leurre son aspect vivant à l'arrêt, et c'est souvent sur cette phase que le poisson se décide.

Imakatsu précise que le nez porte une bavette décrite comme résistante, qui ajoute un mouvement de reptation à l'ensemble. Sur la photo, cette bavette est petite, transparente et fortement inclinée : elle n'est pas là pour faire plonger le leurre, mais pour l'ancrer juste sous la surface et l'empêcher de sortir de l'eau quand tu accélères.

La lame sous le ventre, deux rôles pour une pièce

L'élément le plus inhabituel est la petite lame underspin suspendue sous le ventre, visible sur la photo au bout d'un anneau brisé. Imakatsu lui donne deux fonctions, et les deux comptent.

La première est l'attraction : une lame qui tourne ajoute un flash et une vibration haute fréquence que ni le corps ni la queue ne produisent. Sur un wakebait, c'est un signal supplémentaire dans une bande que le poisson détecte de loin, y compris en eau un peu chargée.

La seconde est plus technique et c'est elle qui m'intéresse le plus : la lame aide le leurre à tenir sa ligne. Un petit leurre articulé ramené vite a naturellement tendance à sortir de son axe et à partir sur le flanc. La traînée créée par la lame, placée sous le centre du corps, agit comme une quille et stabilise la nage à grande vitesse. C'est pour ça que le Bebikira supporte d'être brûlé, ce que la plupart des wakebaits de ce gabarit ne supportent pas.

Avant chaque séance, fais tourner la lame entre deux doigts. Si l'anneau brisé s'est légèrement ovalisé après quelques poissons, la lame se bloque et le leurre part aussitôt sur le côté dès que tu accélères. Trente secondes de contrôle, et tu t'épargnes une heure à chercher pourquoi ta nage ne tient plus.

Deux animations opposées, toutes les deux valables

Brûlé sous la surface

Récupération rapide, canne basse, en gardant le leurre à vingt ou trente centimètres sous la surface. Le sillage reste discret — on est loin du remous d'un gros wakebait —, la lame tourne à plein régime, et la queue souple vibre en continu. C'est la présentation à employer pour balayer vite une bordure ou traverser un banc de poissons blancs.

Rampé très lentement

À l'opposé, Imakatsu revendique la même efficacité en récupération très lente, presque au ralenti. Le leurre se tient alors juste sous le film, la queue ondule mollement, la lame ne tourne plus qu'épisodiquement. C'est la présentation des eaux claires et des poissons qui ont tout vu, et c'est là que le petit gabarit paie le plus.

L'erreur classique

Vouloir animer le Bebikira à la canne comme un jerkbait. Le corps est trop léger et l'articulation trop souple : un coup de scion le fait décoller du film, il retombe de travers et il lui faut plusieurs tours pour se replacer. Garde la canne basse et travaille au moulinet. Les seules variations utiles sont des variations de vitesse, pas des tirées.

Où et quand le sortir

C'est un leurre de petite profondeur et d'eau travaillée : bordures de roselière, pointes rocheuses, sous-berges, queues de bras morts. Il prend tout son sens quand le poisson est présent mais refuse le gros volume — fin d'été sur plan d'eau fréquenté, pleine journée par ciel clair, ou après un passage de bateaux.

Imakatsu le destine au black-bass et c'est sa cible première. En Europe, ce calibre de 7 cm pour 3,9 g entre franchement dans le domaine de la perche, qui est précisément le poisson pour lequel un wakebait finesse à lame a du sens : prends ça pour une extrapolation d'usage européen, le fabricant ne la revendique pas.

Prévisions de pêche dans CarnaFish : score sur 100 et meilleur créneau heure par heure

Tu hésites sur le leurre à monter ?

Photographie ton spot : CarnaFish lit la scène, croise les conditions et te donne la zone, le leurre et l'animation. Gratuit sur iOS et Android.

Essayer gratuitement

Montage et armement

Imakatsu arme le Bebikira d'un triple et d'un double sous le ventre, en plus de la lame. La photo de cette fiche montre le double monté à l'arrière du corps rigide et le support ventral avant laissé nu, la lame occupant l'anneau : c'est une image de catalogue, pas forcément l'état de livraison.

Côté matériel, une canne légère de 2 à 8 g avec une pointe sensible, une tresse fine en 6 à 8/100 et 50 cm de fluorocarbone en 18 à 22/100. La tresse flotte et ne tire pas le leurre vers le bas, ce qui compte sur un leurre de 3,9 g. Termine par un nœud à boucle ou une agrafe très souple : une liaison rigide bride l'articulation et réduit l'ondulation.

Si tu pêches une eau à brochets, monte un bas de ligne adapté avant le premier lancer — un leurre japonais à 3,9 g sectionné proprement, c'est une leçon qu'on n'apprend qu'une fois.

Couleurs selon la lumière

À côté des autres wakebaits

Le Bebikira occupe une case très étroite. Un 6th Sense Speed Wake ou un Deps MT Wake jouent le volume et le remous visible : ils font monter de loin, mais ils demandent un poisson décidé. Le Clutch Wake Gill prend l'angle de la silhouette de perche-soleil. Le Bebikira, lui, mise sur l'inverse : le plus petit signal possible qui reste un signal de surface. Dans la même marque, le Javallon montre bien la logique maison, celle d'un leurre qui travaille en haut sans crier.

Le bon leurre ne remplace jamais la lecture du poste, et c'est précisément ce que facilite CarnaFish : une photo du spot, et l'IA te propose la zone, la profondeur et le type de présentation adaptés aux conditions du jour. Pour tout ce qui touche aux petits formats et aux poissons de taille moyenne, notre guide de la pêche de la perche aux leurres détaille les familles à connaître.

Ce qu'il faut retenir

FAQ

Quelles sont les cotes exactes du Bebikira ?

Imakatsu annonce 70 mm et 3,9 g, et classe le leurre comme flottant. C'est très léger pour un leurre dur articulé de cette longueur, lame métallique comprise.

Faut-il un ensemble spécial pour le lancer ?

Oui, à 3,9 g on est à la limite basse d'un spinning finesse et en plein dans le domaine du BFS. Avec une canne qui ne charge pas sous 5 g, tu perdras la moitié de ta distance et toute la précision.

À quoi sert la lame sous le ventre ?

À deux choses : elle ajoute un flash et une vibration que le corps ne produit pas, et elle fait office de quille en stabilisant la nage quand tu récupères vite. C'est ce qui permet de brûler ce leurre sans qu'il parte sur le flanc.

Le Bebikira flotte-t-il vraiment au repos ?

Oui, Imakatsu le classe explicitement flottant. Tu peux donc marquer une pause aussi longue que tu veux : le leurre remonte se tenir en surface et repart dès le premier tour de manivelle.

Faut-il le ramener vite ou lentement ?

Les deux marchent, et c'est tout l'intérêt du modèle. Brûlé juste sous le film pour prospecter vite, rampé au ralenti sur un poisson repéré ou en eau très claire. Évite seulement le rythme moyen et constant, qui est celui qui lasse le plus vite.

Peut-on l'animer à la canne comme un jerkbait ?

Ce n'est pas sa logique. Avec 3,9 g et une articulation souple, un coup de scion fait décoller le leurre du film et il retombe de travers. Travaille au moulinet, en jouant sur la vitesse plutôt que sur les tirées.

Le guide complet leurres black-bassLa stratégie saison par saison : quelle famille de leurre, quand, et pourquoi.

Passe de la théorie au poisson

CarnaFish lit ton spot en photo et te donne le plan d'attaque : zone, leurre, animation. Gratuit sur iOS et Android.

Voir la page de l'app