Accueil › Leurres › Black-bass › Teckel Bladewaker : le bladed jig qui pêche aussi en surface
Black-bass

Teckel Bladewaker : le bladed jig qui pêche aussi en surface

1 octobre 2026·8 min de lecture
Teckel Bladewaker, tête plombée peinte en bluegill avec œil 3D, jupe silicone bleue argentée olive et orange, brosse anti-herbe noire, lame métallique allongée pliée en V reliée par un anneau brisé
Le Bladewaker en coloris bluegill : la lame est une longue plaque métallique pliée en V, pas la lame hexagonale habituelle des bladed jigs.
MarqueTeckel
ModèleBladewaker Bladed Jig 1/2 oz
FamilleBladed jig hybride surface et sub-surface
Espèces cibléesBlack-bass, Brochet
Taillenon communiquée par le fabricant
Poids14,2 g (une demi-once, valeur reprise de la désignation du modèle)
Profondeur de nagede la surface à environ un mètre, selon l'angle du scion et la vitesse
Vitesse de récupérationmoyenne à soutenue, il faut du rythme pour tenir la surface
Actionla lame pliée en V fait osciller tout le leurre, avec une vibration plus heurtée qu'une lame plate classique
Montage conseillénœud direct ou agrafe sur l'anneau brisé de la lame, trailer souple facultatif, bas de ligne costaud
Couleurs qui marchentbluegill en eau claire sur fond d'herbier, blanc argenté sur poisson fourrage, noir et bleu en eau trouble

Un leurre, mille conditions. CarnaFish analyse ton spot en photo et t’évite de tâtonner.

Il y a un moment, en été, où le black-bass est collé sous le tapis d'herbes et refuse à la fois le leurre de surface classique, trop lent à ses yeux, et le chatterbait, qui passe trop bas. Le Bladewaker de Teckel a été dessiné pour ce créneau précis : un bladed jig qu'on peut faire remonter jusqu'à brasser la surface simplement en relevant la canne, puis faire redescendre sans changer de leurre. L'idée n'est pas neuve en soi, mais la pièce qui la rend possible, elle, l'est.

Une lame qui ne ressemble à aucune autre

La différence tient entièrement à la lame. Sur un bladed jig classique, c'est une plaque hexagonale plate, accrochée au nez par un anneau, qui bat de gauche à droite et transmet l'oscillation au corps. Sur le Bladewaker, la photo produit montre autre chose : une longue plaque métallique effilée, pliée en V vers l'arrière, avec un petit clip métallique au niveau du pli. Elle est reliée à l'œillet de la tête par un simple anneau brisé — observation sur une photo produit, pas une spécification.

Teckel décrit cette pièce comme une lame hybride unique en son genre. C'est la formulation du fabricant, mais la géométrie visible la rend crédible : la partie avant, longue et plate, travaille comme une lame de chatterbait, tandis que la section repliée vers le haut accroche davantage la surface de l'eau et génère la perturbation d'un buzzbait. Un seul accessoire, deux comportements selon l'assiette.

Le reste du leurre est un jig de couvert sérieux : tête plombée peinte en motif bluegill avec écailles et œil en relief, jupe silicone dense mêlant brins bleus, argentés, olive et orange, brosse anti-herbe noire plantée devant la pointe, et un hameçon simple à large ouverture. L'ensemble est fait pour passer dans la végétation, pas pour être lancé en eau libre.

Trois nages pour un seul leurre

C'est le point central du descriptif, et c'est aussi ce qui demande un peu de discipline à l'utilisation : la nage du Bladewaker se règle à l'angle du scion, pas à la vitesse seule.

Scion haut, canne relevée. Le leurre monte et travaille à la surface, en brassant l'eau comme un buzzbait. C'est la position la plus spectaculaire, et aussi la plus exigeante : si tu ralentis, le leurre décroche et coule. Un vrai buzzbait comme le Booyah Buzz tient la surface plus facilement à vitesse lente, mais il ne sait rien faire d'autre.

Scion légèrement abaissé. Le Bladewaker passe en mode waking : il reste juste sous la pellicule, pousse l'eau devant lui et laisse une vague derrière. Le fabricant décrit à ce régime une vibration heurtée, plus saccadée qu'une oscillation régulière. C'est souvent la nage la plus productive sur des bass qui montent sans attaquer franchement.

Scion pointé vers l'eau. Le leurre descend sous la surface et devient un bladed jig classique, capable de taper dans le couvert et de décrocher sur l'obstacle. Teckel met en avant ce registre quand les poissons sont fixés sur les leurres qui bougent vite.

Attention à ne pas confondre : waking et topwater ne sont pas des profondeurs chiffrées, ce sont des registres de nage. Le fabricant ne publie aucune profondeur en mètres, et il n'y a pas de tableau de cotes dans le descriptif.

Ce qui est publié, et ce qui ne l'est pas

Le seul chiffre disponible est dans le nom du modèle : une demi-once, soit 14,2 g. C'est un poids, pas une longueur, et il vient de la désignation commerciale — pas d'un tableau de spécifications, qui n'existe pas ici. Aucune longueur de corps, aucune taille d'hameçon, aucune dimension de lame ne sont communiquées.

Pour un leurre dont tout l'intérêt repose sur l'équilibre entre poids de tête et surface de lame, c'est dommage. En pratique, 14,2 g est un poids classique de bladed jig, lançable sur une canne casting medium-heavy sans difficulté, et suffisamment lourd pour passer dans le vent.

Le réglage qui change tout n'est pas la vitesse, c'est la hauteur de la main. Garde le coude fixe et fais varier le scion de quelques centimètres : tu passeras de la surface au sub-surface sans toucher au moulinet. Sur une bordure d'herbier, fais le trajet en remontant progressivement — beaucoup de touches arrivent exactement au moment où le leurre crève la pellicule.

Où le sortir, et sur quelles espèces

C'est un leurre de couvert peu profond : tapis d'herbes, nénuphars épars, bois noyé, bordures de roselière. La brosse anti-herbe et l'hameçon simple pointe en haut permettent d'insister là où un leurre à triples serait perdu au troisième lancer.

Sur le black-bass, c'est l'usage évident, et c'est ce que vise le fabricant. En Europe, le même leurre a toute sa place sur le brochet en été et en début d'automne, sur des plats herbeux de un à deux mètres : la vibration lourde et le passage en surface correspondent très bien à la façon dont le brochet chasse à l'embuscade sous la végétation. Avec une réserve importante : monte un bas de ligne adapté. Un fil nu sur un leurre qui se fait avaler au ras des herbes, c'est un brochet perdu avec le leurre.

Sur la perche, ce format de 14,2 g est en revanche trop gros pour être un bon choix régulier.

L'erreur classique

Pêcher le Bladewaker comme un chatterbait, c'est-à-dire en linéaire plat à vitesse constante avec le scion à mi-hauteur. Le leurre fonctionne, mais tu ne fais alors qu'un chatterbait moyen, et tu passes à côté de la raison d'être du produit. Décide avant le lancer quel registre tu veux, puis tiens l'angle de scion correspondant pendant toute la récupération.

Deuxième erreur : ajouter un trailer trop volumineux. Un gros craw ou un shad à large caudale ajoute une traînée qui empêche le leurre de monter en surface. Si tu veux le registre topwater, reste sur un trailer fin ou pas de trailer du tout.

Prévisions de pêche dans CarnaFish : score sur 100 et meilleur créneau heure par heure

Tu hésites sur le leurre à monter ?

Photographie ton spot : CarnaFish lit la scène, croise les conditions et te donne la zone, le leurre et l'animation. Gratuit sur iOS et Android.

Essayer gratuitement

Couleurs selon l'eau

Savoir à quelle hauteur tenir le leurre dépend d'abord de ce que raconte le poste, et c'est exactement ce que CarnaFish facilite : une photo du spot, et l'IA propose une zone, une profondeur et un type de présentation adaptés aux conditions du jour. Si tu vises le brochet sur herbiers, notre guide pour choisir son leurre à brochet complète utilement cette fiche.

Ce qu'il faut retenir

FAQ

Combien pèse le Teckel Bladewaker ?

Une demi-once, soit environ 14,2 g. Ce chiffre figure dans la désignation du modèle ; Teckel ne publie pas de tableau de spécifications pour ce leurre, et ni la longueur du corps ni la taille de l'hameçon ne sont communiquées.

En quoi est-ce différent d'un chatterbait classique ?

La lame. Sur un Zman Chatterbait Jackhammer ou un Strike King Thunder Cricket, c'est une plaque hexagonale plate qui bat latéralement. Ici, la plaque est allongée et pliée en V, ce qui lui permet aussi d'accrocher la surface. Le Bladewaker couvre donc un registre que ces deux-là ne couvrent pas.

Peut-on vraiment le pêcher en surface ?

Oui, c'est ce que revendique le fabricant : scion relevé et récupération soutenue, le leurre monte et brasse comme un buzzbait. Il faut du rythme pour le maintenir là-haut — dès que tu ralentis, il redescend.

Faut-il lui mettre un trailer souple ?

Ce n'est pas obligatoire et rien n'en est monté sur la photo produit. Un trailer fin peut allonger la silhouette sans gêner, mais un gros craw ajoute une traînée qui empêche le leurre de tenir la surface. Si tu veux le registre topwater, pêche-le nu.

Est-ce un bon leurre à brochet en Europe ?

Sur des plats herbeux en été, oui. La vibration lourde et le passage juste sous la surface correspondent bien à la chasse en embuscade du brochet. Monte impérativement un bas de ligne adapté : sur un leurre avalé au ras des herbes, un fil nu ne tient pas.

Passe-t-il dans les herbiers denses ?

Il est construit pour : brosse anti-herbe noire devant la pointe et hameçon simple orienté vers le haut. Dans un tapis vraiment fermé, une frog à corps creux reste toutefois plus adaptée ; le Bladewaker est fait pour les bordures et les herbiers clairsemés, pas pour le mat épais.

Le guide complet leurres black-bassLa stratégie saison par saison : quelle famille de leurre, quand, et pourquoi.

Passe de la théorie au poisson

CarnaFish lit ton spot en photo et te donne le plan d'attaque : zone, leurre, animation. Gratuit sur iOS et Android.

Voir la page de l'app