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Bar / Loup

Xesta After Burner : le jig qu'on récupère vite, et pourquoi ça marche

26 septembre 2026·8 min de lecture
Xesta After Burner, vue de profil
Xesta After Burner — photo d'illustration.
MarqueXesta
ModèleAfter Burner
FamilleJig métal semi-long pour la mer
Espèces cibléesBar / Loup, Maquereau
Taille6 à 11 cm selon le grammage
Poidsde 20 à 60 g selon la version
Profondeur de nagetoute la colonne d'eau, exploitation privilégiée du tiers supérieur
Vitesse de récupérationrapide à très rapide, récupération continue coordonnée avec le scion
Actionremontée rectiligne à roulis serré, flash continu, sans papillonnage en linéaire
Montage conseilléassist hook avant obligatoire, triple arrière optionnel, bas de ligne fluorocarbone 30-40/100
Couleurs qui marchentargent et bleu-sardine en eau claire, doré ou rose par faible luminosité

Ce leurre marche sous certaines conditions précises. CarnaFish te dit en 10 secondes si aujourd’hui en fait partie.

Un banc de maquereaux pousse des alevins contre la digue. Les oiseaux tournent, l'eau bout sur vingt mètres carrés, et tu as peut-être trois minutes. Tu lances ton jig au milieu, tu le laisses descendre comme on te l'a appris — et il traverse la zone de chasse en deux secondes pour aller travailler à huit mètres, sous des poissons qui sont tous dans le premier mètre.

C'est la limite d'un principe pourtant juste. Oui, sur un jig plat, beaucoup de touches arrivent à la descente : c'est tout l'objet de leurres comme le Major Craft Jigpara. Mais ce principe vaut pour la prospection, quand tu cherches des poissons répartis dans la colonne d'eau. Sur une chasse active en surface, il devient exactement la mauvaise réponse.

L'After Burner appartient à l'autre famille : les jigs semi-longs lestés vers l'arrière, conçus pour être récupérés vite et rester haut. Ce n'est pas un jig qu'on laisse tomber, c'est un jig qui fuit.

Lesté à l'arrière : ce que ça change

Un jig dont la masse est concentrée dans le tiers arrière se comporte différemment d'un jig équilibré au centre, dans les deux phases.

À la descente, il pique par la queue et descend vite, en ligne relativement droite. Il ne papillonne pas — ce qui est un défaut si tu cherches la touche à la chute, et un avantage si tu veux traverser rapidement une couche d'eau sans intérêt pour atteindre celle qui compte.

À la remontée, c'est l'inverse : la masse arrière stabilise le leurre comme l'empennage d'une flèche. Il remonte droit, à roulis serré, sans se mettre en travers ni vriller, même à vitesse élevée. C'est précisément ce que la plupart des jigs plats ne savent pas faire : passé un seuil, ils sortent de leur axe et se mettent à tourner.

Cette stabilité à haute vitesse a une conséquence visuelle directe. Un leurre qui roule vite et régulièrement produit un flash quasi continu au lieu d'éclats séparés. Sur un banc en chasse, ce signal continu ressemble à un alevin qui file droit, et c'est le déclencheur le plus fiable.

Le profil semi-long sert le même objectif : assez de longueur pour offrir un flanc réfléchissant, assez de compacité pour ne pas se mettre en travers du courant.

Le jerk-and-wind : canne et manivelle ensemble

L'animation de base n'a rien à voir avec une récupération de poisson nageur. On coordonne deux gestes.

  1. Lance et compte la descente selon la couche visée : zéro à trois secondes sur une chasse de surface, cinq à dix pour chercher entre deux eaux.
  2. Démarre par une accélération franche de trois ou quatre tours pour mettre le leurre en nage immédiatement.
  3. Enchaîne le cycle : un coup de scion sec vers le bas, et un tour de manivelle donné exactement pendant le coup de scion. Le mou créé par la canne est repris par le moulinet, sans jamais laisser de bannière.
  4. Ne marque pas de pause tant que tu es dans la zone de chasse. Le jig doit fuir en continu.
  5. Sur les cinq derniers mètres, accélère encore. Les bars suivent souvent jusqu'au pied de la digue et décident là.

Deux cadences à maîtriser :

Le ratio du moulinet, paramètre souvent ignoré

C'est le point que personne ne vérifie et qui décide pourtant de la vitesse réellement atteignable. Ce n'est pas la taille du moulinet qui compte, c'est la récupération par tour de manivelle.

Récupération par tour Type Usage
Moins de 80 cm Ratio lent Peu adapté : tu ne montes pas assez vite en vitesse
85 à 95 cm Ratio standard Polyvalent, correct sur bar
Plus de 100 cm Grand ratio Le bon choix sur chasse de surface et maquereau

Un moulinet à faible récupération t'oblige à moudre comme un forcené, et tu es cuit au bout de vingt minutes. Avec un mètre par tour, la même vitesse se tient une heure sans effort.

Règle de terrain : sur un banc en chasse, ne cherche jamais à ralentir parce que ça ne mord pas. C'est le réflexe d'eau douce et il est faux ici. Un maquereau ou un bar en train de pousser des alevins nage plus vite que tu ne peux mouliner : un leurre qui ralentit sort du registre de la proie en fuite et devient un objet suspect. Si ça ne mord pas, monte encore d'un cran et change l'angle de lancer pour traverser le banc au lieu de le longer.

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Grammage, montage, et les erreurs qui coûtent des poissons

Le grammage se choisit sur le vent et la distance, puisque tu n'exploites pas la chute. Compte 20 à 30 g pour du bord par temps calme et des chasses proches, 30 à 40 g comme polyvalence sur digue, et 50 à 60 g quand le vent est de face ou que le banc travaille à soixante mètres.

L'assist hook avant n'est pas optionnel. Sur une récupération rapide, le poisson attaque de face ou de flanc, à l'avant du leurre. Un jig monté uniquement d'un triple arrière rate une part importante des attaques, et le triple a en plus tendance à venir se prendre dans la tresse pendant le lancer. Monte un assist court en tête, sur anneau soudé, et considère le triple arrière comme un complément.

Le bas de ligne est un fluorocarbone de 30 à 40/100 sur un mètre à un mètre cinquante. Un bar de belle taille frottant contre les blocs de l'enrochement casse une liaison directe en tresse.

Où cette approche est mauvaise : sur des bars posés au fond en pleine journée, sans activité de surface. Par mer très agitée, où une récupération rapide décolle le leurre. Et en eau très trouble, où le flash — son principal argument — ne porte plus.

After Burner ou jig de chute

La distinction se fait sur une seule question : cherches-tu du poisson, ou en vois-tu ?

Quand tu ne vois rien et que tu dois explorer la colonne d'eau, la chute est ton meilleur outil. Le Savage Gear Seeker ISO exploite un profil asymétrique pour glisser et papillonner en descendant, et il permet de compter les secondes pour identifier la strate active. Dans des conditions dures — vent de face, courant fort — l'Illex Dexter Jig mise sur la densité pure pour atteindre et tenir le fond.

Quand tu vois la chasse, la logique s'inverse. Il ne s'agit plus d'explorer mais d'être dans le premier mètre, vite, et de traverser le banc en fuyant. C'est là que l'After Burner et les jigs lestés à l'arrière prennent l'avantage, parce qu'ils supportent une vitesse à laquelle les jigs de chute décrochent.

En pratique, une boîte de bord contient les deux, et on change de leurre selon ce que fait la mer plutôt que selon l'heure. Notre guide de la pêche du bar aux leurres détaille les fenêtres de marée à privilégier. Et si tu hésites entre attaquer une chasse en surface ou sonder la fosse d'à côté, CarnaFish analyse une photo du poste et te répond.

À retenir

FAQ

Faut-il vraiment récupérer vite un jig métal ?

Sur des poissons en chasse active, oui. Un bar ou un maquereau qui pousse des alevins se déplace plus vite qu'on ne peut mouliner : un leurre qui ralentit sort du registre de la proie en fuite. En prospection, en revanche, la chute reste la phase la plus productive.

Qu'est-ce que le jerk-and-wind ?

C'est la coordination d'un coup de scion sec vers le bas et d'un tour de manivelle donné exactement au même moment. Le mou créé par la canne est immédiatement repris par le moulinet, ce qui maintient le jig en nage sans jamais laisser de bannière.

Quel ratio de moulinet choisir ?

Regarde la récupération par tour de manivelle plutôt que le ratio affiché. Au-delà d'un mètre par tour, tu tiens une cadence rapide pendant une heure sans t'épuiser ; en dessous de quatre-vingts centimètres, tu n'atteindras pas la vitesse utile.

Assist hook ou triple arrière ?

Un assist court en tête est indispensable, parce qu'en récupération rapide l'attaque vient de face ou de flanc. Le triple arrière est un complément utile sur maquereau, mais il s'emmêle plus facilement dans la tresse au lancer.

Quel grammage prendre du bord ?

Vingt à trente grammes par temps calme sur des chasses proches, trente à quarante en polyvalence sur digue, et cinquante à soixante par vent de face ou quand le banc travaille au-delà de cinquante mètres. Le critère est la distance, pas la profondeur.

Quand cette approche ne fonctionne-t-elle pas ?

Sur des bars posés au fond sans activité de surface, par mer très agitée où la récupération rapide décolle le leurre, et en eau trouble où le flash ne porte plus. Dans ces trois cas, un jig de chute travaillé lentement près du fond sera plus productif.

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